Je suis Bako Doumbia, je suis Ivoirien, chaufeur de taxi, marié et père d'une jolie fille de 3an14 mars 20182 min de lecture Je suis Bako Doumbia, je suis Ivoirien, chaufeur de taxi, marié et père d'une jolie fille de 3ans. Au lendemain des dernière élections présidentielles, j'ai décidé de prendre le chemin de l'exil en laissant derrière moi tous ceux que j'aime dans l'espoir de rendre leur futur meilleur. C'est alors que je me rendis en Algérie un pays en chantier. Je fus accueillie et hébergé par un frère Guinéen du nom d'Aliou. Au bout d'une semaine il a pu me trouver du travail dans un chantier en qualité de manoeuvre. Je me suis vite adapté à mon nouveau environnement. J'avais un salaire raisonnable et au bout d'une année j'ai eu de quoi payer les frais de mon voyage clandestin qui s'organise avec une grande discrétion par des passeurs subsahariens et arabes. Notre départ fut précipité on nous a conduit au bord de l'eau dans des 4×4 et la traversée fut un véritable désastre car nos passeurs n'avait pas tenu compte des conditions météorologiques. Notre salut est venu de la marine Algérienne qui effectuait sa patrouille nocturne.par la grâce de dieu j nous fumes sauvé ce jour. Pendant ce temps j'étais sans nouvelle de ma famille. Peu de temps après je commencai un nouveau travail en temps que major d'homme (employé de maison ) chez une grande dame qui se faisait appelé tante Amina. Une riche veuve qui vivait avec sa mère et son chat dans un grand appartement. Elle me payais bien et j'étais dans une grande chambre climatisé en plus j'avais accès à sa chambre privée. En réalité la bonne dame se sentait trop seule depuis la mort de son mari. Elle m'avait engagé pour satisfaire ses désirs sexuels, vu ma corpulence ma forme athlétique la m'était hors d'elle. Ma patrone m'obligeais à coucher avec elle a chaque fois qu'elle en avait envie. Elle m'exploitait pour assouvir ses désirs sexuels. Elle me faisait des chantages des menaces d'expulsions pour jouir de mon corps. Le temps passait elle me donnait beaucoup d'argent, m'itulisait à sa guise. Mais cette situation ne pouvait pas durer éternellement. Un jour je profita de son absence pour me chercher et ralier la frontière Maroco Algérienne. Au bout d'une semaine j'ai pu franchir la barrière et entrer sur le territoire Marocain. J'ignorais un petit détail qui allait ruiner ma vie. Cette dame Amina était atteinte d'une MST (maladie sexuellement transmissible) elle était sero positive. C'est après une visite à l'hôpital régional de tanger (MOHAMED V) que mon état m'a été révélé. Je vis avec maladie grâce aux rétro vireux. En ce moment le voyage m'importe peu c'est ma santé qui me preoccupe et comment retrouver ma famille. Texte : Soriba Diakité Voie de migrants
Commentaires